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Volume 13, Numéro 14 — Mercredi, 4 octobre 2017
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Volume 13, Numéro 14 — Mercredi, 4 octobre 2017



Un numéro didactique
    

Bien le bonjour,

Apprendre, c'est jamais fini...

Dans ce numéro Renée Demers relie textes sacrés anciens, contes de fées, enseignement magistral et rigueur. Comme quoi la transmission de connaissance est partout…

Comme Yves Gagnon ne sait plus où donner de la tête dans son jardin qui déborde de légumes, de fruits, d’herbes et de semences qui nécessitent soins, récoltes, traitements et transformations, notre chroniqueur alternera cet automne son texte avec celui de sa conjointe Diane Mackay.  Dans cette livraison, Diane traite de la culture, de la récolte ainsi que des propriétés de la sauge officinale, une aromatique sage comme elle nous le partage si bien.

Pour ma part, j'ai interviewé Élodie Comtois des Éditions Écosociété. Ayant fait partie de plusieurs collectifs par le passé, tout ce qui a trait à l'organisation du travail en équipe m'intéresse particulièrement. Comme les personnes qui lisent Covivia sont aussi des gens d'action, j'ai pensé que ces questions vous intéresseraient comme moi.

Récemment Jim Carrey a fait une sorte de « coming out » spirituel qui a causé une commotion dans les médias sociaux. Dans la section Sur la toile, j'ai placé quelques clips qui tournent autour du même sujet.

Ce webzine est gratuit. En vous inscrivant à notre liste d'envoi vous recevez un courriel pour vous avertir de la publication de chaque webzine. Mais en fait n'importe qui peut aller sur le site Covivia n'importe quand pour accéder au dernier webzine et à tous les précédents (à partir de janvier 2013). Environ 5% des personnes inscrites à la liste d'envoi font une contribution annuelle (le montant suggéré est de 25$). Si vous en avez les moyens, n'hésitez pas, cela nous aide beaucoup.

Serge Grenier
Éditeur et heureux propriétaire, en mode d'apprentissage accéléré
info@covivia.com



La déesse de la sagesse himalayenne et la rigueur
    

Renée Demers - Penser pour panser

La déesse de la sagesse, fille de l'enneigé Himalaya

Il était une fois. Esprit planifia que les dieux remporteraient une grande victoire. Les dieux devinrent vantards; même si Esprit avait planifié leur victoire, ils pensaient avoir tout fait eux-mêmes. Esprit vit leur vanité et apparut. Ils ne pouvaient comprendre; ils disaient : « Qui est cette Personne mystérieuse? »

Ils dirent à Feu : « Feu! Découvre qui est cette mystérieuse Personne! » Feu courut vers Esprit. Esprit demanda ce qu'il était. Feu dit : « Je suis Feu; connu de tous. » Esprit demanda : « Que peux-tu faire? » Feu dit : « Je peux brûler tout et n'importe quoi en ce monde. » « Brûle ceci », dit Esprit en mettant une paille par terre. Feu se jeta sur la paille, mais ne put la brûler. Feu courut rapidement aux dieux et admit qu'il ne pouvait découvrir qui était cette mystérieuse Personne.

Les dieux demandèrent à Vent de découvrir qui était la Personne mystérieuse. Vent courut vers Esprit et Esprit demanda ce qu'il était. Vent dit : « Je suis Vent; je suis le Roi de l'Air. » Esprit demanda : « Que peux-tu faire? » et Vent dit : « Je peux souffler tout et n'importe quoi en ce monde. » « Souffle ceci » dit Esprit, en mettant une paille par terre. Vent se jeta sur la paille mais ne put la faire bouger. Vent retourna vite chez les dieux et admit qu'il ne pouvait découvrir qui était la mystérieuse Personne.

Les dieux allèrent donc voir Lumière et lui demandèrent de découvrir qu'était cette mystérieuse Personne. Lumière courut vers Esprit, mais Esprit disparut à l'instant.

Et apparut dans le ciel cette belle demoiselle, Déesse de la Sagesse, fille de l'enneigé Himalaya. Lumière alla vers elle et demanda qui était la Personne mystérieuse.

La Déesse dit : « Esprit, par l'Esprit tu as atteint ta grandeur. Louange à la grandeur de l'Esprit ». Lumière sut alors que la Personne mystérieuse n'était autre qu'Esprit.

C'est ainsi que ces dieux – Feu, Vent et Lumière – atteignirent leur suprématie; Ils s'approchèrent le plus d'Esprit et furent les premiers à appeler cette Personne Esprit.

Lumière est au-dessus de Feu et de Vent; parce que plus près qu'eux, elle fut la première à appeler cette Personne Esprit.

Ceci est la morale de l'histoire. Dans l'éclair, dans la lumière d'un œil, la lumière appartient à Esprit.

La puissance du mental quand il se souvient et désire,quand il pense encore et encore, appartient à Esprit. Donc laissez le mental méditer sur Esprit.

Esprit est le Bien dans chacun. Il devrait être vénéré tel le Bien. Celui qui Le connait comme le Bien est apprécié de tous.

Vous me demandiez à propos de la connaissance spirituelle, je l'ai expliqué.

L'austérité, le contrôle de soi, la méditation sont les fondements de cette connaissance; les Vedas sont sa demeure, la vérité son sanctuaire.

Celui qui sait ceci triomphera de tout mal, jouira du Royaume des Cieux, oui, pour toujours jouira du béni Royaume des Cieux. (1)


Photo : Claude Charlebois

Et la rigueur

Ce texte m'est revenu en mémoire alors que j'interagissais avec une jeune femme massothérapeute de métier qui me proposait une séance de guérison rapide. Laissez-moi vous raconter cette deuxième histoire qui résonne des milliers d'années après la première …

Une formatrice en shiatsu donnait un atelier introductif d'appoint pour accommoder une étudiante qui désirait s'inscrire à un atelier de deuxième niveau dans cette technique de massage. Comme je lui avais auparavant mentionné mon intérêt d'acquérir les rudiments de cette manipulation pour un usage personnel, elle m'invita à assister à la journée de formation. J'acceptai.

Nous étions donc en apprentissage toutes trois autour de la table, concentrées et appliquées depuis quelques heures quand je ressentis dans mon torse un malaise grandissant. En étant attentive à la sensation, je reconnus cette manifestation anxieuse qui me traverse quand je suis en situation d'enseignement avec un professeur. Alors que nous faisons une pause, j'exprimai à haute voix que la nervosité s'était emparée de moi et que cela était lié à apprendre dans un contexte professoral . Il n'y eut à ce moment aucune réaction de la part de mes interlocutrices.

Je suis une autodidacte de longue date… Plus j'avance dans la connaissance de moi-même, plus je réalise que j'ai inconsciemment choisi cette forme d'acquisition de savoir pour ne pas ressentir cette anxiété désagréable. Étudier avec un professeur me déstabilise et m'insécurise. Donc depuis l'adolescence, j'évite de me retrouver dans cette relation.

Alors que nous avions terminé la journée et que nous rentrions chez nous, ma consœur de classe dans la jeune trentaine vint me trouver. Elle me confia qu'elle avait été émue par ma réflexion sur ma difficulté à œuvrer dans un contexte scolaire. J'étais touchée par sa compassion. Elle continua m'expliquant qu'en tant que massothérapeute et hypnothérapeute, elle pouvait m'aider à dépasser cette résistance. Elle me proposa de prendre rendez-vous avec elle dans la clinique qu'elle avait fondée dans la ville voisine. En dedans de quinze minutes, me dit-elle, elle pouvait régler mon problème. Elle était chaleureuse, sympathique, assurée et pleine de bonnes intentions. M'annonçant qu'elle était pressée, elle me quitta rapidement me laissant sa carte. J'étais un peu abasourdie…

Quelque chose clochait dans cette intervention. Alors que je marchais un peu plus tard sur la route dans le silence et la beauté suttonais, ce texte des Upanishads me revint en mémoire en réfléchissant à notre échange. La déesse de la sagesse dont il est question dans ce texte déversait dans mon esprit les secrets de la rigueur enneigée. Ces histoires métaphoriques des anciens textes sacrés et des contes de fées ont une répercussion étonnante dans ma psyché. Elles soulèvent le voile de l'oubli et elles ravivent des notions existentielles. D'autres récits célèbres m'ont déjà livré une sagesse similaire. Dans l'ancienne Grèce, le jeune Icare grisé d'enthousiasme s'est brûlé les ailes en se frottant au soleil et plus récemment de l'autre côté du miroir, au Danemark La belle et riche reine des neiges d'Andersen a attiré et enfermé Kay dans son palais de glace.

Revenons à cette jeune thérapeute remplie de chaleur au moment de son intervention à mon endroit. Elle avait l'enthousiasme de la jeunesse et l'ardeur du débutant. Son cœur était immense. Son désir de succès jumelé à une volonté vigoureuse l'animait. Cependant, elle manque de rigueur. On ne soigne pas en quinze minutes une anxiété qui creuse ses racines dans un être humain depuis soixante ans. Cela peut même être dangereux d'ouvrir cette boîte de Pandore…

Pour maîtriser un art, la chaleur de l'enthousiasme est absolument nécessaire pour commencer l'apprentissage, en intégrer la base et stimuler la force et le courage d'en savoir plus. Ensuite, la rigueur est la qualité qui permettra d'installer une discipline, d'observer, d'étudier, d'expérimenter et de juger. Une balance entre la chaleur et la rigueur est nécessaire pour qu'un thérapeute soit efficace. Cet équilibre est aussi requis dans tous les arts par exemple chez un compositeur pour que sa musique atteigne notre âme. Dans l'extrait des Upanishads cité plus haut, la déesse de la sagesse originaire d'un pays de froidure offre sa rigueur, qualité d'exactitude, aux puissants éléments et c'est elle qui dévoile à la Lumière qui est cette mystérieuse Personne !

La situation inverse est aussi vraie. Il arrive que la rigueur cognitive pèse trop sur un des plateaux de la balance thérapeutique. Le soin se restreint à la cure et le docteur oublie que prendre soin fait aussi partie intégrante de la guérison. Aimer, envelopper, parler, écouter, expliquer, soutenir sont des actions chaleureuses essentielles à une relation curative. La chaleur du cœur doit faire son poids dans le second plateau. En anglais, on dirait « to care and to cure. » Le meilleur arsenal médical découlant d'un bon diagnostic sous les commandes d'un savant docteur ne garantit pas le rétablissement de la santé.

D'ailleurs, le soin aimant qui a besoin de durée dans le temps pour se déployer dans la relation thérapeutique est une des conditions fondamentales omise dans la réforme médicale actuelle québécoise. Cela fait du tort autant aux soignants qu'aux soignés.

Renée Demers
reneedemers@covivia.com

(1)  Once upon a time, Spirit planned that the gods might win a great victory. The gods grew boastful ; though Spirit had planned their victory, they thought they had done it all.

Spirit saw their vanity and appeared. They could not understand; they said: 'Who is that mysterious Person?'

They said to Fire: 'Fire! Find out who is that mysterious Person.'

Fire ran to Spirit. Spirit asked what it was. Fire said: 'I am Fire; known to all.'

Spirit asked: 'What can you do?' Fire said: I can burn anything and everything in this world.'

'Burn it,' said Spirit, putting a straw on the ground.

Fire threw itself upon the straw, but could not burn it.

Then Fire ran to the gods in a hurry and confessed it could not find out who was that mysterious Person.

Then the gods asked Wind to find out who was that mysterious Person.

Wind ran to Spirit and Spirit asked what it was. Wind said: 'I am Wind, I am the King of the Air,'

Spirit asked: 'What can you do?' and Wind said: 'I can blow away anything and everything in this world.'

'Blow it away,' said Spirit, putting a straw on the ground. Wind threw itself upon the straw, but could not move it. Then Wind ran to the gods in a hurry and confessed it could not find out who was that mysterious Person.

Then the gods went to Light and asked it to find out who was that mysterious Person. Light ran towards Spirit, but Spirit disappeared upon the instant.

There appeared in the sky that pretty girl, the Goddess of Wisdom, snowy Himalaya's daughter. Light went to her and asked who was that mysterious Person.

The Goddess said: 'Spirit, through Spirit you attained your greatness. Praise the greatness of Spirit.'

Then Light knew that the mysterious Person was none but Spirit.

That is how these gods—Fire, Wind and Light— attained supremacy ; they came nearest to Spirit and were the first to call that Person Spirit.

Light stands above Fire and Wind; because closer than they, it was the first to call that Person Spirit.

This is the moral of the tale. In the lightning, in the light of an eye, the light belongs to Spirit.

The power of the mind when it remembers and desires,when it thinks again and again, belongs to Spirit.

Therefore let Mind meditate on Spirit.

At Whose Command- Kena-Upanishad - The ten Principal Upanishads, Put into English by Shree Purohit Swami et W. B. Yeats – Faber Editions, 1937 - Traduction maison: Renée Demers

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Tarot spirituel

Courriel : reneedemers@covivia.com

Thématiques : Santé, Société, Soin Corporel, Spiritualité


Ressources
Pranamat
Kangen
Aquavie

Sage sauge
    

Sage sauge

Fleur de sauge
Photo : Danièle Laberge

Si facile à cultiver, si délicieuse dans nos infusions et nos mets et si utile pour traiter maintes affections, la sauge officinale demeure un incontournable du jardin de simples.

Présente dans tous les jardins des monastères au Moyen-Âge, déjà utilisée comme antiseptique des muqueuses par les Grecs et les Romains de l'Antiquité, connue bien avant par les Égyptiens, la sauge soigne les humains depuis des temps immémoriaux. Originaire du bassin méditerranéen et répandue en Asie occidentale, elle se marchandait autrefois à prix fort. Les Chinois échangeaient aux Hollandais trois sacs de thé pour un sac de sauge, d'ailleurs surnommée « thé d'Europe ». Introduite au XVIIe siècle en Amérique, on l'y cultive couramment tout comme dans plusieurs pays d'Europe.

Membre de la famille des lamiacées, la sauge officinale, Salvia officinalis, est une des 600 espèces du genre Salvia. Son nom lui vient du latin salvare qui signifie sauver ou guérir. Ce sous-arbrisseau survit bien dans les régions qui reçoivent une bonne couverture de neige ou lorsqu'il est bien protégé du gel par un épais paillis. Il peut alors atteindre une hauteur de plus de 70 cm et survivre de 3 à 5 ans selon la rigueur de l'hiver.

On en retrouve de la zone 4 à la zone 9. Dès la 2e année, ses tiges deviendront plus ligneuses et quelques-unes porteront des épis de belles fleurs de couleur rose ou bleu violacé. Le fruit de la sauge officinale porte quatre petites graines d'un millimètre de diamètre. Ses feuilles oblongues, épaisses, aux bords finement dentelés sont duveteuses et d'un beau gris verdâtre, parfois violacé.

Culture

Au potager, on cultive la sauge comme une annuelle en plante compagne des choux. Dans une plante-bande ornementale, son feuillage séduisant ajoute de la beauté et du contraste à l'aménagement.

On peut multiplier la sauge en bouturant des sections de tige tôt au printemps ou en marcottant quelques tiges issues d'un plant mère vigoureux. Cependant, le semis demeure le moyen le plus facile de produire des plants.

En zone 4, on démarre les semis à l'intérieur vers la fin de mars dans un terreau de germination. On couvre les semences de ½ cm de terreau; elles germeront en moins de 10 jours à une température de 20°C. On repique les plantules dans un terreau de croissance contenant 50 % de compost mûr environ un mois plus tard.

On transplante les plants au jardin à 60 cm de distance les uns des autres lorsqu'il n'y a plus de risque de gel. On arrose suffisamment à la transplantation, puis au besoin seulement, car un arrosage excessif lui sera néfaste. La sauge préfère une exposition ensoleillée dans un sol sec et léger, mais elle tolère un peu d'ombre et poussera dans n'importe quel bon sol de jardin bien drainé.

Récolte et transformation

On récolte les feuilles de la sauge en rabattant les tiges à 15 cm. On évite de tailler le plant un mois avant le gel afin de ne pas nuire à l'aoûtement des tiges. Pour les plants de deuxième année, on cueille en milieu d'été avant la floraison, mais il est agréable d'en laisser fleurir une partie pour la beauté des fleurs et la production de quelques semences.

Le séchage passif convient bien à la sauge : on attache les tiges en petits bouquets qu'on suspend à l'envers dans un coin ombragé et aéré de la maison. Si l'on dispose d'un déshydrateur, on étend les tiges sur les clayettes; à basse température, la sauge séchera en moins de 2 jours. Lorsque les feuilles sont bien sèches, on les conserve dans des pots de verre à l'abri de la lumière. On peut aussi faire macérer les feuilles hachées dans du vinaigre ou dans l'alcool afin de les conserver sous une forme plus concentrée.

Pour la cuisine, je conserve l'intégrité de leur saveur en les broyant au robot avec du sel dans une proportion de 240 ml de feuilles pour 60 ml de sel. J'assaisonne les terrines végétales avec cette sauge salée. La sauge résiste bien à la chaleur, on peut donc l'ajouter en début de cuisson aux légumineuses : elle en facilitera la digestion.

Indications thérapeutiques

Généralement, on utilise la sauge 6 jours sur 7 et on la consomme sur une courte période de temps, soit environ 3 semaines, suivi d'un arrêt d'une ou deux semaines. C'est en petites doses plusieurs fois par jour qu'elle est la plus efficace. On suggère d'infuser 5 ml de feuille par 250 ml d'eau bouillante durant une quinzaine de minutes. Cette tisane constitue un bon remède pour différents problèmes digestifs comme les ballonnements, les éructations, les flatulences, la diarrhée et la digestion lente. On peut la boire après chaque repas en la jumelant à d'autres plantes aromatiques pour augmenter ses vertus carminatives et antispasmodiques et ainsi diminuer les spasmes et les crampes d'estomac. On la boit aussi pour assécher les écoulements nasaux dus au rhume ou à la grippe et traiter les infections des muqueuses.

Dans les cas de bouffée de chaleur ou de transpiration excessive, on la boira froide.

Pour traiter les troubles hormonaux féminins reliés à la préménopause ou aux menstruations irrégulières, absentes ou douloureuses, on peut l'utiliser en infusion ou en teinture à raison de 20 à 40 gouttes de 1 à 3 fois par jour pour un maximum d'une semaine en doses d'intervention puis continuer, au besoin, le traitement en doses de 15 à 30 gouttes pendant 4 à 6 semaines. J'ai pu apprécier son effet antigalactique lorsque j'ai dû me séparer de ma fille pendant une fin de semaine : en buvant une tasse d'infusion à chaque repas, je n'ai tiré mon lait qu'une seule fois.

Pour traiter les maux de gorge, les aphtes ou autres affections de la bouche ou du pharynx, on prépare une infusion plus concentrée avec 15 ml de feuilles de sauge pour 250 ml d'eau qu'on emploie en gargarisme.

Sauge douce

Précautions d'emploi et contre-indications

Les infusions de sauge prises en doses excessives ou en utilisation prolongée peuvent devenir nocives. Elles sont à proscrire en dosage thérapeutique en cas d'épilepsie et durant la grossesse. On l'évite pendant l'allaitement et dans tous les cas de muqueuses sèches. La consommation de la sauge officinale n'est pas recommandée dans les cas de cancer du sein ou de cancer de type oestrogéno-dépendant.

Sous forme d'huile essentielle, on l'utilise en diffusion, en massage ou en compresse pour ses vertus antivirales et bactéricides et en gargarisme pour soulager les maux de dents. Par prudence, l'huile essentielle de Salvia officinalis est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes ainsi qu'aux enfants et aux personnes fragiles, car la thuyone qu'elle contient peut s'accumuler dans le foie ou les reins et provoquer une fausse couche ainsi que des convulsions du genre épileptique. Dans tous les cas, son usage doit être de courte durée.

Mais au final, la sauge comporte beaucoup plus d'avantages que d'inconvénients. Il s'agit tout simplement de demeurer sage dans sa consommation.

Sauge 3 - 4 ans
Plant de sauge ayant survécu à trois hivers à Saint-Didace

Diane Mackay Diane Mackay,
Biologiste, jardinière et herboriste
Les Jardins du Grand-Portage

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Bibliographie :

  • GAGNON, Caroline et LANCTOT-BEDARD, Valérie (2003). Materia medica pour sorcières et sorciers avertis…, Flora medicina.
  • MICHAUD, Lili (2015) Les fines herbes de la terre à la table. Éditions Multimondes.
  • O'REILLY, Moïra (2004) Interactions, contre-indications et complémentarités, plantes-médicaments. 2e édition, L'Herbothèque inc.
  • PROVOST, Marie et JUTRAS, Marie. Compendium, Clef des Champs.
  • SCHILLING, Astrid (2011) Je me soigne avec les huiles essentielles : les acheter, les mélanger et les utiliser. Les Éditions de l'Homme.
  • AGRONEO, Plantes médicinale, sauge officinale. https://agroneo.com/plantes/plantes-medicinales/sauge-officinale

Thématiques : Herboristerie



Les Éditions Écosociété, une œuvre collective
    

Les Éditions Écosociété, une œuvre collective

Entrevue avec Élodie Comtois, par Serge Grenier

À l'occasion du 25e anniversaire des Éditions Écosociété, j'ai pensé que ce serait bien de publier un article sur cette maison d'édition. Bien qu'elle ait un emploi du temps surchargé, Élodie Comtois a accepté de me rencontrer dans le petit restaurant de l'édifice Grover, rue Parthenais, où sont situés les locaux d'Écosociété. On a jasé simplement, en prenant un café. Je lui ai d'abord demandé :

Peux-tu nous expliquer en quoi les Éditions Écosociété sont une « oeuvre collective » ?

Élodie Comtois
Élodie Comtois,
aux communications

On est déjà un collectif dans la mesure où on n'a pas d'actionnaires avec un conseil d'administration qui posséderaient des parts dans l'entreprise. Les parts appartiennent à 100% à un organisme à but non lucratif, l'Institut pour une Écosociété, qui regroupe quelques militants et les employés. Chaque nouveau membre doit être recommandé par un membre actuel pour préserver la mission de l'organisme et éviter qu'il ne soit dénaturé au fur et à mesure des années. Au départ, l'Institut avait une volonté assez large d'organiser des conférences, des écoles d'été, etc. Mais elle s'est finalement concentrée sur la maison d'édition parce que c'est déjà un gros boulot. Ça, c'est pour la structure de base.

Ensuite, qu'est-ce que ça veut dire au quotidien ? Quand je suis arrivée, la coordination était assurée par une seule personne. Il y a eu deux postes de coordination comme ça, puis quand le dernier coordinateur est parti, on a décidé de mettre fin à cette structure dans laquelle une personne dirige toutes les autres. On s'est entendus sur un mode d'organisation avec des champs de responsabilité.

Premièrement, il y a l'édition. Actuellement on a deux éditeurs (un éditeur et une éditrice en fait), qui travaillent avec les auteurs sur les textes. Il ne faut pas oublier qu'un auteur, c'est une personne qui a ses projets, ses écrits, sa parole. Il faut trouver la bonne voix pour chaque auteur, les militants ne sont pas tous des écrivains nés. Le comité d'édition relève tous ces défis-là.

Ensuite, il y a moi. Je m'occupe de tout ce qui concerne la diffusion et la commercialisation. Je fais en sorte qu'on parle de nos livres dans les médias, dans les réseaux militants, qu'ils existent bien comme il faut sur le terrain. Et je m'occupe aussi des relations avec les distributeurs québécois et français.

Gabriel Thériault
Gabriel Thériault,
événements et médias sociaux

Puis récemment on a réussi à mettre en place une bonne organisation au niveau de l'administration et des finances. C'est le gros défi d'une structure comme la nôtre. En fait, c'est le défi de toutes les maisons d'édition. Hasna Addou a travaillé avec nous à la comptabilité pendant très longtemps. Elle a été en congé de maladie à plusieurs reprises. Il y a maintenant deux ans, je pense, Jocelyn Darou est entré comme responsable à l'administration et aux finances. Au début c'était pour remplacer Hasna temporairement, mais finalement il est resté. Puis elle est revenue comme adjointe à la comptabilité. Ce qui fait que maintenant on a un pôle très solide au niveau des finances.

Finalement, il y a une autre personne qui s'occupe de toute la production, i.e. le lien avec les imprimeurs, les budgets de chaque livre, le calibrage, etc.

Il y a des champs dans lesquels on a à se coordonner, parce qu'on ne peut pas faire fi de cette dimension-là. On a des réunions d'équipe aux deux semaines. Parfois il y a aussi des réunions juste de production. Par ailleurs, on a trois autres organes présents autour de l'équipe. Ce sont le conseil d'administration, le comité éditorial et le comité de lecture. Sur le comité éditorial qui prend les décisions de publication, il y a l'éditeur et l'éditrice, l'équipe de travail réduite, surtout Kevin Cordeau, mon collègue à la production, et moi-même ainsi que des membres externes. Serge Mongeau est encore sur le comité éditorial, ainsi que Louise-André Lauzière, une graphiste et François Larose, un enseignant en histoire à la retraite.

Kevin Cordeau
Kevin Cordeau,
à la production

Le comité de lecture est composé de plusieurs bénévoles qui lisent des manuscrits et rendent des avis. Nous recevons beaucoup de manuscrits. Ils ne sont pas tous lus. Il y a parfois des manuscrits qu'on rejette d'emblée parce qu'ils ne s'inscrivent pas dans notre ligne éditoriale. On est capables de juger. Ce comité de lecteurs et lectrices est très précieux pour nous, parce qu'ils nous aident à avancer dans nos lectures. On a tous énormément d'autres choses à faire et lire les manuscrits ça représente beaucoup de temps. Selon nos statuts et règlements, ça prend trois lecteurs et lectrices positifs pour que le manuscrit soit recommandé à la publication. Mais cela ne veut pas dire qu'il va être automatiquement publié. C'est le comité éditorial qui a le dernier mot. Il peut dire : oui, ça a l'air bien intéressant, mais d'un point de vue commercial, ce n'est pas viable, on n'en vendra vraiment pas beaucoup. Ou encore : on a déjà traité de ces questions-là et ce manuscrit n'apporte pas grand-chose de nouveau, alors c'est non. À l'inverse, il peut dire : oui, commercialement ce n'est pas très viable, mais nous décidons de le publier quand même parce que le propos est très important pour nous.

Tout ça pour dire que le collectif se déploie sous différents angles, autant dans l'organisation quotidienne de l'équipe de travail que dans les structures qu'on a mises en place et qui sont maintenant bien rodés et solides.

J'imagine que ça n'a pas toujours été facile?

Effectivement, la société a failli fermer, suite à des difficultés financières et des problèmes de gestion collective. Je dirais que l'on a appris de nos erreurs. La maison s'est rebâtie petit à petit. L'édition est un métier vraiment particulier.

En 2004, ça a vraiment été un enjeu de gestion de la croissance. Nous avions beaucoup de succès. En fait dans l'édition, la chose la plus difficile à gérer c'est le succès, parce que c'est là qu'on peut prendre de très mauvaises décisions. Quand ça marche, que l'argent rentre, on peut facilement partir en fou. Et c'est là que l'on peut se casser la figure. C'est un peu ce qui s'est passé en 2004. Par définition, le monde de l'édition évolue en dents de scie, comme des montagnes russes. Un succès l'année d'avant n'est pas garant d'un succès l'année d'après.

Le domaine de l'édition au Québec est très subventionné, autant au niveau fédéral qu'au niveau provincial. Et c'est très bien comme ça. Ce qui est intéressant dans la structure d'Écosociété, c'est qu'on est à la fois un groupe militant de gauche et une maison d'édition dont l'équipe est professionnelle, connait bien les rouages de l'édition ainsi que les enjeux de ses pairs et du milieu.

Cela est reconnu par les subventionnaires, que ce soient le Conseil des arts et le Fonds du livre au fédéral ou la SODEQ au provincial. Il faut bien comprendre que tout n'est pas égal en ce qui concerne les subventions. Le seul organisme qui finance les éditeurs sans tenir compte des résultats de vente, c'est le Conseil des arts. Ses décisions sont fondées sur la nature du projet, la qualité du travail, etc. Et ça doit respecter leurs lignes directrices. Le Fonds du livre, de Patrimoine Canada, finance les éditeurs en fonction de leurs ventes d'ouvrages canadiens. Quand il y a un gros succès, ça aide financièrement les éditeurs parce qu'ils reçoivent plus d'argent l'année suivante.

Des boîtes jusqu'au plafond
Des boîtes de livres jusqu'au plafond...

Pour Écosociété, au début, La Simplicité volontaire, a été un très gros succès. Les livres de Chomsky ont aussi été un grand succès. On a plusieurs auteurs français qui publient avec nous. Mais les subventions sont conçues de telle façon que ce n'est pas à notre avantage s'il y a trop d'auteurs étrangers parce que leurs ventes ne sont pas admissibles dans le calcul du montant des subventions. On a publié plusieurs ouvrages parce que leur contenu méritait d'être publié. Par exemple, on a publié Chomsky même si c'est un auteur étranger. Il est traduit par un Canadien, mais ça ne compte pas.

Et avec le temps, on peut dire qu'Écosociété a connu non seulement plusieurs succès, mais aussi des ouvrages de fond qui se vendent sur la durée. Par exemple Le jardinier-maraîcher de Jean-Martin Fortier a été un succès non seulement au moment de sa sortie mais il continue à en être un maintenant. C'est extrêmement précieux et rare pour un éditeur d'avoir ce que l'on appelle un « long seller ».

C'est toute cette combinaison qui fait qu'aujourd'hui on est beaucoup plus solides qu'il y a 10 ans. L'autre chose aussi qu'il faut bien dire, c'est que notre solidité financière est aussi due au fait qu'on a réussi, après plusieurs années de travail, à être beaucoup plus présents en Europe et qu'on ne vend plus seulement sur le territoire du Québec, mais aussi en France, en Belgique et en Suisse.

On a un distributeur qui nous a accompagnés pendant douze ans, mais on va changer en 2018 pour un distributeur qui sera encore mieux pour nous. Donc, on continue de s'installer sur le territoire français. Ça fait une énorme différence, pour la solidité de l'entreprise et pour nous permettre de faire des projets.

Et à propos de votre 25e anniversaire ?

C'est vraiment l'écologie sociale qui est le coeur de la mission éditoriale d'Écosociété. Ça l'est depuis le début et ça l'est encore très fortement aujourd'hui. Et on y tient beaucoup parce qu'on ne peut pas s'attendre à ce que les gens changent de comportement au niveau de l'écologie sans qu'ils aient d'abord une compréhension globale des enjeux par rapport à l'exploitation de la nature.

C'est pour cela qu'à l'occasion de nos 25 ans, nous avons voulu remettre de l'avant certains titres pour réaffirmer ces enjeux-là. Que ce soit avec L'écologie politique, de Dimitri Roussopoulos, une prise de position claire pour l'écologie sociale ou à travers un livre comme Notre empreinte écologique, de Willian Rees et Mathis Wackernagel ou encore Désobéir et grandir, de Paul Ariès sur la décroissance.

Nous sommes très liés aux mouvements sociaux. Nous avons toujours voulu être à l'écoute ou même être à l'origine de mouvements sociaux. Par exemple, Non au piège Énergie Est, est un livre d'Éric Pineault et une déclaration commune de la Fondation Coule pas chez nous et de plusieurs groupes écologistes, citoyens, élus et représentants des Premières Nations.

Il y a aussi Françoise David qui a publié deux ouvrages chez nous et à l'époque, c'était une façon de faire écho aux idées défendues par son parti qui nous paraissaient en adéquation avec ce que l'on propose avec nos livres. Je sais qu'au début, les gens de ce parti lisaient beaucoup nos ouvrages pour s'inspirer d'actions concrètes. C'est heureux. Il faut continuer. On espère que nos ouvrages vont continuer à être des sources d'inspiration pour le travail politique. Ce sont des outils pour les militants. Mais ils visent aussi le grand public qui ne se qualifierait pas de militant, mais qui s'intéresse quand même à la chose publique, aux enjeux de société. Les gens comprennent que le ciel est en train de nous tomber sur la tête, que l'on s'en va dans le mur au niveau écologique. Et je pense que plusieurs de nos auteurs ont contribué à cette prise de conscience, à secouer un peu les choses, à tirer la sonnette d'alarme au niveau écologique. Et aussi au niveau économique avec Les paradis fiscaux d'Alain Denault.

Comment voyez-vous l'avenir?

En fait, ce qu'on aimerait c'est aussi continuer à multiplier les projets qui sortent un peu des sentiers battus au niveau de la forme. On l'a fait dernièrement avec Le dictionnaire historique du Plateau Mont-Royal, qui est un peu un OVNI dans notre catalogue. On a un projet de bande dessinée sur les paradis fiscaux. On a un autre projet un peu fou de citations. Évidemment, ce ne sera pas le coeur de notre activité, on va continuer à publier des essais « classiques ». Mais on aimerait ça rejoindre un public plus large, en osant diverses formes.

Pour l'avenir, ce que l'on veut avant tout c'est avoir une force de frappe politique de plus en plus percutante. Si on fait tout ça, ce n'est pas juste pour vendre des livres. Bien sûr, plus on en vend, plus on est forts et plus on est capables d'entreprendre des projets. Mais ce qu'on espère c'est que le contenu de nos ouvrages ait l'impact politique escompté, qu'il aide à faire en sorte que ce qui était marginal devienne une évidence et que cela se perçoive dans les politiques publiques. À travers toutes les réactions gouvernementales et citoyennes aux défis environnementaux.

Que pouvons-nous faire pour vous aider?

Si vous avez lu un de nos livres, s'il vous a marqué, quelle action politique vous a-t-il inspirée? Qu'est-ce qui vous révolte? Qu'est-ce qui pourrait changer ? On pourrait même aller plus loin et dire : Oui, lisez nos livres si vous n'en avez pas encore lu. Mais si vous avez lu, je ne sais pas moi, mettons Le Jardinier-maraîcher, est-ce que cela a changé votre façon de réfléchir à l'alimentation ? Est-ce que vous en avez parlé autour de vous ? On le dit souvent à la fin de nos livres : « Parlez-en autour de vous ». Il est important de faire du politique aussi dans son quotidien, dans sa famille, dans son milieu de travail. Puis de réfléchir aux enjeux qu'on soulève dans nos livres et de partager votre réflexion avec les autres. Et surtout d'agir en conséquence, que ce soit au niveau du jardinage, des paradis fiscaux ou de l'écologie en général.

Pour finir, on a axé notre 25e anniversaire sur le slogan : « Cultiver les savoirs, ouvrir les possibles ». Et justement, je pense que plus il y aura de lecteurs et de lectrices qui voudront s'intéresser à ces sujets et ouvrir les possibles, mieux ça ira!

Et voilà!

Noir Canada

Maintenant que la poussière est retombée, j'imagine que beaucoup de personnes se demandent : « C'était quoi le vrai là-dedans? »

Ce qui est compliqué dans cette affaire du vrai ou du faux1, c'est le biais juridique qui fait que s'il n'est pas prouvé que c'est vrai, alors c'est nécessairement faux. La démarche des auteurs, ce n'était pas celle-là. Ils voulaient montrer qu'il y a vraiment beaucoup d'études qui rendent compte de situations très graves lors de l'exploitation des ressources naturelles. On parle de pollutions massives ou d'abus de droits humains. Et là il commence à y en avoir trop. Les auteurs ont dit : cette accumulation-là indique qu'il y a un problème structurel dans le rôle du Canada à l'étranger à travers ses compagnies minières. Nous ne sommes pas allés faire un reportage sur le terrain pour démêler le vrai du faux. Alain Denault a souvent répété qu'on peut très bien faire un travail critique sur ces enjeux-là en sciences humaines sans être allés sur le terrain nous-mêmes puisque d'autres personnes qui y sont allées. Il dit : « Je ne suis pas Tintin et je ne deviendrai pas Tintin. »

Et maintenant, les compagnies font-elles plus attention qu'avant ou se croient-elles invincibles?

Le problème n'est pas du tout résolu. Noir Canada est sorti cela fera 10 ans en 2018. Je pense que le problème est beaucoup mieux compris par la population. C'est devenu moins hurluberlu de parler du fait que les compagnies minières canadiennes sont irresponsables sur la scène internationale. Mais dans les faits, Toronto continue d'être un paradis judiciaire pour les minières; 75 % des compagnies minières du monde sont canadiennes. Il y a toujours des enjeux de pollution massive. Alors, peut-être que cette affaire a donné du mordant à certaines mobilisations contre certains projets miniers. Mais le problème reste entier.

D'un point de vue législatif et réglementaire, ces compagnies ne sont absolument pas plus encadrées qu'avant. Tous les projets de loi déposés suite à cette prise de conscience ont été battus à l'époque par les conservateurs. Il n'y a pas eu de suite légale qui pourrait encadrer davantage l'activité minière à l'étranger et mettre fin à l'impunité des compagnies minières canadiennes. C'est vraiment ça l'enjeu : « Puisque c'est à l'étranger, le gouvernement s'en lave les mains! »

- - -

1. « Bien que le Tribunal ait entendu une preuve sommaire de part et d'autre, son rôle, à ce stade-ci, ne consiste pas à départager le vrai du faux... » Jugement Barrick Gold vs Éditions Écosociété, page 7.

Pour plus d'informations, lire l'article de Nicolas Gary dans ActuaLitté :
Élodie Comtois : Ecosociété veut “renverser la vapeur” d'une planète devenue folle

Thématiques : Écologie, Société



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Jim Carrey, Tetrahedrons, & the Flower of Death...

Don't be laughing at the "crazy stuff" Jim Carrey has been saying lately, unless you first make sure that you haven't actually been deceived by the same crazy beliefs...

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Science and Buddhism Agree: There Is No « You » There

The belief that we are the same one moment to the next, or one year to the next, is a delusion. Thompson says that « the brain and body is constantly in flux. There is nothing that corresponds to the sense that there’s an unchanging self. »

Dr. Rick Hanson, author of Hardwiring Happiness and Buddha’s Brain, argues that when there is no consistent self, it means that we don’t have to take everything so personally. That is, our internal thoughts are only thoughts and don’t define us. External events are only external events and aren’t happening to us personally. Or as Tara Brach says, our thoughts are “real, but not true.”

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Les phytotechnologies, une solution pour assainir les eaux usées

Les usines d’épuration des eaux usées font aujourd’hui face à un problème de taille qu’elles n’arrivent pas encore à surmonter : celui d’éliminer le bisphénol A, les antibiotiques et autres médicaments que les eaux usées contiennent. La solution se trouve probablement dans les phytotechnologies, qui font appel à l’utilisation de plantes, affirme un chercheur de l’Université technique de Crète qui présentait les résultats de ses travaux à la 14e conférence internationale sur les phytotechnologies, qui a lieu cette semaine à Montréal.

« En plus, c’est beaucoup plus beau de voir des plantes et des arbres qu’un équipement industriel ! » dit M. Kalogerakis

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Comprendre les effets du stress sur le cerveau pour prendre soin de sa santé et de celle des enfants

Savez-vous comment le stress modifie votre cerveau et celui des enfants? Savez-vous à quel âge votre cerveau a atteint sa pleine maturité? Connaissez-vous les effets du stress sur la santé? Savez-vous que les enfants qui étaient dans le ventre de leur maman durant la crise du verglas (Montréal 1998) un développement particulier? Avez-vous une idée des moyens pour protéger votre cerveau du stress de la vie quotidienne?

Cette formation gratuite vous permettra de mieux comprendre les effets du stress sur le cerveau, alors que le livre "J'ai juste besoin de votre attention" vous aidera à mieux comprendre comment prévenir les effets nuisibles du stress et de l'anxiété pour vos enfants et vos adolescents!

[ Source ]


Des biologistes cherchent à sauver le serpent « le plus urbain » du Québec

La couleuvre brune ne peut être observée que dans un seul endroit de la province: le Grand Montréa. Depuis 2015, Pierre-Alexandre Bourgeois et son équipe du Zoo Ecomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue tâchent de protéger et de renforcer l'habitat de cette espèce, qui est de plus en plus menacé par le développement urbain.

Couloeuvre brune

«Les couleuvres brunes sont brunes, ce n'est pas la couleur qui a le plus de charisme, a-t-il admis. Mais si l'on regarde attentivement, c'est une espèce très belle et utile.»

(Voir Atlas des amphibiens et reptiles du Québec)

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