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Volume 10, numéro 7 — Mercredi, 16 avril 2014



Mot de l'éditrice
    

Bonjour tout le monde!

L'étymologie française du mot printemps est: premier temps. Jusqu'au 16e siècle, l'année commençait le 1er avril. La tradition du poisson d'avril serait un rappel des moqueries que subissaient les traditionalistes qui persistaient à célébrer le Premier de l'an en avril. (1) Dans la langue anglaise, on désigne cette saison par « Springtime ». Au printemps, ça rigole et ça coule. Le printemps est la fête de l'eau qui rugit à nouveau, soulevant les ruisseaux rieurs et dansants. Le printemps donne du ressort à la nature et désaltère les humains que le long hiver a épuisé. C'est au printemps que la chrétienté célèbre la résurrection du Christ, dernière fête mobile du calendrier religieux, fixée le dimanche suivant la première pleine lune qui succède à l'équinoxe vernal.

Ce numéro débute par la magnifique photo de Danièle Laberge : Podophylle, singulière beauté et humble promesse. Merci Danièle pour tes photos. Elles ouvrent mon cœur. J'ai fait de mes repas dans les derniers jours une méditation. Je vous raconte ce parcours sensuel et silencieux. Une photographie de Jacqueline Martin, prise en Inde, illumine mes propos. Yves Gagnon a composté sa déception électorale en terreau poétique. J'ai choisi dans la revue de André Fauteux l'article de Benoît Tramblay qui nous enseigne à percevoir les vibrations de notre lieu de vie. Le premier radiesthésiste que j'ai rencontré est le professeur Tournesol dans Tintin. Beaucoup plus tard, j'ai réalisé les bienfaits de cette science. En changeant de place le lit de mon fils alors âgé de 8 ans qui souffrait d'insomnie et de cauchemar, suite aux conseils d'un radiesthésiste, je lui ai procuré un sommeil paisible et régénérateur. Sans parler du mien !

Hélène Vadeboncoeur oeuvre à rapprocher les pratiques des sages-femmes et l'accouchement en milieu hospitalier. Merci Hélène, car la majorité des femmes accouchent en milieu hospitalier. C'est important que nous mettions en place les conditions qui permettent à nos enfants d'entrer dans le monde dans des circonstances optimales soit selon le schème exercé par la nature. Il permet de rester lié à son instinct ce qui assure une bonne boussole pour la vie durant. Elle nous offre la première partie d'un texte sur l'initiative MèrEnfant et nous laisse sur un suspens. On ne saura que dans un mois quel hôpital québécois l'a implanté le premier. Les suggestions de lecture et les choix sur la toile closent ce numéro printanier.

Je vous offre en présent de Pâques cet envoûtant Maria du groupe musicial Arpeggiata chanté par Barbara Furtuna, un ensemble polyphonique corse composé de 4 hommes.

Si vous aimez ce webzine, écrivez-nous. Pour participer à cette symphonie, optez pour l'abonnement en argent sonnant!

Heureuse Pâques ! Bon renouveau à chacune et chacun d'entre vous !

Renée Demers, éditrice
reneedemers@covivia.com

(1) Poisson d'avril

Thématiques : Créativité



Manger, aimer et grandir en conscience
    

Manger, aimer et grandir en conscience

J’ai lu dernièrement un ouvrage de Omraam Mikhael Aivanhov, portant sur le yoga de la nutrition: Hajni yoga (1). Il invite les lecteurs à ritualiser l’acte de manger. J’ai été réveillée par les enseignements de ce sage. Lors de sa parution, il y a quelques années, j’avais feuilleté avec le même intérêt, un ouvrage concernant l’acte de manger, Mindful Eating de Jan Chozen Bayz (2). Dans ma vingtaine, j’ai mis fin à la dépendance à la cigarette en sacralisant le geste de fumer (3), inspirée par une méditation de Osho. La conscience et l’amour des gestes quotidiens sont une voie d’émancipation et j'aime qu'on me le rappelle.

Je mange trois fois par jour. J’ai la grande chance de me nourrir sainement et somme toute luxueusement. Sans grand effort et avec quelques dollars, je retrouve sur ma table des aliments muris au soleil, abreuvés de pluie, nourris par la terre, semés par des cultivateurs qui ont à cœur la santé de la Terre et de ses habitants. Prendre le temps de réaliser ce qu’il y a dans mon frigo et je vis déjà un miracle, réalisant ma richesse et ma chance. Conscientiser tous les processus engendrés dans mon corps pour digérer la nourriture et je m’incline.

Assise à la table, je contemple cette assiette jolie en porcelaine bordée de fines lignes rouge et or, cadeau d’un parrain aimant. Dans ce couvert, des aliments aux couleurs vives sont disposés. Une chandelle brûle. L’odeur de la cire d’abeille sucrée est délectable. J’ai pris soin de mettre la nappe, de placer les ustensiles et tout ce qui est nécessaire à ce repas. Je n’aurai pas à me relever. Je contemple la scène. Je dis merci à l’air, à l’eau, au feu et à la terre pour leurs apports. Je pense aux fermiers, aux livreurs, aux épiciers qui ont contribué à la présence de ces victuailles chez moi, aux vers de terre qui ont ameubli la terre  de sorte que les minéraux se rendent jusqu’à leurs racines, aux purins et aux engrais, à tout le chemin qu’elles ont parcouru. Je rends grâce.

Je hume les odeurs. Les parfums qui montent de l’assiette stimulent mon appétit. Mon cerveau jubile. Je salive. Je reste présente. Les muscles de ma gorge veulent avaler avec avidité. Je les détends. Je prends une première bouchée. Mes papilles gustatives s’activent. Elles goûtent et elles savourent. Quelle sensualité ! Quelle satisfaction ! Les saveurs explosent dans ma bouche. Je mâche, expérimentant la texture des aliments, les liquéfiant. Le sang afflue dans ma mâchoire. Les muscles de mes joues se gonflent de sang. Ma gorge espère. J’avale. Que c’est bon ! La nourriture descend dans mon oesophage. Mon estomac reçoit. Mes cellules titillent devant l'apport énergétique en vue. Un mouvement d'allégresse monte aussi à la verticale, subtil et réel. Tous mes corps digéreront cette nourriture et la retourneront à la terre et au ciel. Je participe tels la bactérie et l’ange à la transformation des particules sur les différents plans. Je suis partie intégrante de la nature terrestre et céleste. J’ignore le ridicule dont je me taxe, mentalement,  acquiesçant depuis trop longtemps au mépris que ma société réserve à ma dimension spirituelle. 

L’acte de manger tout comme l’acte de faire l’amour ou de marcher est jouissant et satisfaisant. Pourtant nous ne les vivons pas pleinement. C’est un outil puissant de magie quotidienne, de découverte de soi et de pouvoir. Un rituel chamanique pour celui ou celle qui y est présent : prendre nos repas tels des mages en train d’opérer un acte magique.

Consciemment tenir la fourchette dans sa main, penser à l’histoire de chacun de ces aliments, piquer le morceau, sentir, manger, ressentir tous nos corps se régaler. Mettre de l’amour et de la présence dans cet acte. Alors qu’attends-je pour ressentir et remercier ! C’est là que le matérialisme prend son sens sacré, dans la jouissance consciente de la matière et elle s’ouvre alors comme une fleur déployant sa semence profonde et féconde. Les étapes de maturité, de la fleur à la semence, alors ont lieu au dedans de nous.

Les goûts, les parfums, la chaleur, les couleurs, les textures éveillent nos sens. Les papilles gustatives et la salive sont les outils d'un véritable laboratoire digestif et alchimique. Chaque fruit et chaque légume portent en plus de vitamines et de minéraux, des qualités spécifiques. Humez une poire et une carotte en pleine conscience et vous ressentirez la différence. Le nouveau-né ne trouve-t-il pas le sein par la seule odeur ? Peut-être ne pourrez-vous pas l’expliquer intellectuellement, mais votre cerveau captera l’information inhérente à chacun de ces végétaux. L’air transporte le parfum qui nous atteint à des niveaux subtils, voire immatériels.

CoffeeBreak
Photo Jakimages : Coffee Break

Les étapes pour manger en pleine conscience sont :
- Préparer ce que vous désirez manger avec soin et créativité.
- Mettre la table en pensant à tout ce dont vous aurez besoin pour manger pour ne pas vous relever.
- Allumer une chandelle.
- Réciter une bénédiction pour le repas que vous allez prendre.
- Admirer les couleurs et les formes des aliments dans votre assiette.
- Aimer les aliments.
- Réfléchir à leur provenance et à tout le travail nécessaire pour que ceux-ci se retrouvent dans votre assiette.
- Sentir les parfums.
- Tenir les aliments quelques minutes ou les couvrir de vos mains en les aimant.
- Utiliser les ustensiles avec grâce.
- Prendre une première bouchée et expérimenter la saveur dans votre bouche.
- Mâcher. Liquéfier. Être présent. Respirer. Se détendre. Avaler.
- Répétez.
- Respirer, détendu et silencieux.
- Fermer les yeux pour goûter plus profondément l’expérience.
- Prendre le temps d'être contenté.
- Ressentir dans tout son corps : estomac, plexus solaire, cerveau, cellules jusqu’au bout de ses orteils et au-dessus de la tête.
- Si des émotions se soulèvent, les accueillir.
- Ramener l’attention à la nourriture, au corps, à l’acte de manger.
- Laisser les pensées circuler sans s’y arrêter.
- Respirer.
- Une fois le repas terminé, remercier. Ne rien entreprendre pour quelques minutes.
- Remercier.
- Être sustenté avec gratitude.
- Remercier encore et encore.
- Répéter 6 heures plus tard.

La séance magique ou la méditation, selon ce que vous préférez, est terminée. Essayer cet exercice pour une semaine pour ceux et celles qui peuvent se le permettre. C’est un rituel magique humble et puissant. Vous m’en donnerez des nouvelles.

Je pourrais vous citer des paroles bibliques ou encore de grands sages de toutes les époques qui nous invitent à puiser dans les aliments et l’expérience physique la connaissance et le pouvoir. Je pourrais vous informer des bienfaits de bien mâcher les aliments, attestés par la science nutritionnelle. Cependant, rien ne vaut l’expérience vivante, car elle emmagasine l’information dans nos cellules et nous relie au cosmos intrinsèquement.

Il est temps que nous prenions le temps chacun d’entre nous de remettre de la conscience et de la beauté dans nos gestes quotidiens. La jouissance de la vie est disponible ici et maintenant. On peut procéder de la même façon avec l’acte de fumer ou de faire l’amour. Tous ses gestes effectués avec conscience et présence apportent du bien-être, de la santé et de la puissance. Notre corps est un temple. Nous pouvons le découvrir en enlevant les couches d’inconscience, en ouvrant les rideaux de sorte que la lumière y pénètre, ici et maintenant.

Renée DemersRenée Demers
reneedemers@covivia.com

(1)  Hrani Yoga, Omraam Mikhaël Aïvanhov
(2)  Mindful Eating, Jan Chozen Bayz
       Manger en pleine conscience, Jan Chozen Bayz
(3)  Smoking Meditation

Thématiques : Spiritualité



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Sai Maa

Site web : saimaapassiontour.com/montreal



Le pays
    

Le pays

Le pays

Nous le ferons
En chacun de nous
Ce pays
Qui se refuse à naître

Nous le ferons petit
Vert le jour
Bleu la nuit
Gorgé de groseilles
De pommes et de poires
De noix et de blés

Nous le couverons
Au coeur de nos entrailles
Dans ce menu creuset
Où furent déposés
Nos rêves d'enfant
Nos espoirs d'adolescent
Les tempêtes d'automne
Les rangs qui n'ont pas levé
Semences futiles
Disséminées par delà
Des friches désemparées

Nous le ferons
Candide ce tout petit pays
Qui se languit de naître
Qui cherche à éclore
À déferler tout autour

Nous le ferons douillet ce pays
Où nous nous déposerons
Deviendrons poussières
Cellules d'étoiles
Trous noirs naines blanches
Un tout petit pays
Qui luira au sein
De la dentelle cosmique

Il s'éveillera le pays
Germera
Se déploiera
Et naîtra à la lumière

Je vous reviendrai dans la prochaine livraison avec un texte sur la poursuite des semis intérieur. En attendant, dernière chance pour semer vos tomates, après quoi, il sera trop tard pour cette saison! Bon semis!

Yves Gagnon

Les Jardins du Grand-Portage
Catalogue de semences des jardins
Bon de commande

Thématiques : Poésie



MèrEnfant
    

Une initiative inspirante :
l'Initiative internationale pour la naissance MèrEnfant (IMBCI)
Première partiei

Dans ma chronique précédente, j'ai souligné le fait qu'en matière d'accouchement et de naissance de nos enfants, les intuitions de femmes ayant demandé ou choisi autre chose qu'un accouchement médicalisé, à partir des années 70, se sont révélées fondées scientifiquement, des décennies plus tard : il est urgent d'abandonner les pratiques de routine en soins de maternité et d'adopter de meilleures façons de faire et en particulier de ne pas perturber le délicat processus perfectionné depuis des millions d'années de la mise au monde d'un enfant, qui se déroule bien dans la plupart des cas.

J'aimerais cette fois témoigner d'une initiative qui s'est développée grâce à la passion et aux convictions des personnes qui l'ont portée, depuis près de 10 ans, en quelque sorte l'aboutissement des intuitions de toutes ces femmes et des sages-femmes et doulas – et, dans certains établissements, de médecins et d'infirmières – les ayant accompagnées depuis une quarantaine d'années. Je considère que cette initiative devrait être LA norme dans tous les établissements où les femmes mettent au monde leur bébé, et ce, partout dans le monde. J'ai eu le privilège de la voir naître et de continuer à contribuer à son implantation. Cette initiative s'est développée et répandue avec très peu de moyens financiers, portée par des centaines et des centaines de personnes qui oeuvrent un peu partout dans le monde pour l'humanisation de la naissance.

L'Initiative internationale pour la naissance MèrEnfant (en anglais International MotherBaby Childbirth Initiative – IMBCI)ii a vu le jour en 2008. Sur le modèle de l'Initiative Amis des bébésiii, elle comprend 10 conditions nécessaires pour qu'un établissement se qualifie. En 2004, j'avais traduit et introduit au Québec, au sein du Comité de périnatalité de l'Association pour la santé publique du Québec (l'ASPQ)iv une initiative américaine précurseure, l'Initiative Amis des mères (Mother-Friendly Childbirth Initiative – MFCI).v Cette initiative américaine, créée en 1996 par la Coalition for Improving Maternity Services (CIMS)vi, contient aussi 10 conditions souhaitables pour que durant l'accouchement les futures mamans et le caractère physiologique et multidimensionnel de l'accouchement soient respectés, en accord avec les pratiques soutenues par la recherche.

CA IMBCO

Daphne Rattner, médecin et chercheure (du Brésil)
Petra ten Hoope-Bender, sage-femme et gestionnaire (de Hollande)
Rae Davies, doula, directrice IMBCO, (des Etats-Unis)
Rodolfo Gomez, obstétricien-gynécologue et gestionnaire (d'Argentine)
Robbie Davis-Floyd, chercheure et anthropologue (des Etats-Unis)
Hélène Vadeboncoeur, chercheure (du Canada)
Debra Pascali-Bonaro, doula et cinéaste (des États-Unis).
Note : Il manque sur la photo Debra Lewis, sage-femme et gestionnaire (de Trinidad-Tobago).

En 2005, au congrès annuel de CIMS, un comité international de femmes et d'hommes oeuvrant en périnatalité à titre de sages-femmes, médecins, infirmières, accompagnantes à la naissance, consultantes en lactation, gestionnaires, etc. provenant d'Europe, d'Asie et des Amériques, souhaita créer une initiative s'inspirant de l'initiative Amis des mères, mais qui considèrerait cette fois la dyade mère-bébé inséparable et au cœur des soins entourant l'accouchement, une initiative internationale susceptible de répondre aux besoins des femmes et de leur bébé partout dans le monde. L'année suivante, une réunion à Genève dans les bureaux de l'OMS rassembla des personnes travaillant pour une quinzaine d'organisations internationales. vii Au cours de cette mémorable réunion – j'ai eu la chance d'y participer à titre de secrétaire – on jeta les bases de ce qui devait devenir l'IMBCI, après avoir pris connaissance des résultats d'un sondageviii universitaire effectué auprès de 250 organisations provenant de 160 pays, qui appuyaient massivement les conditions de l'Initiative – mère, Amis des mères. La rédaction de l'IMBCI – un processus participatif et consultatif dirigé par la chercheure et anthropologue Robbie Davis Floydix – pris ensuite deux ans, entre 2006 et 2008.

Alors que contient l'IMBCI ? Outre des principes devant fonder les pratiques en soins de maternité, les 10 conditions suivantes qui doivent être respectées par les établissements et les professionnels de la santé y travaillant:

Condition 1 – Traiter chaque femme avec respect et dans le souci de sa dignité

Condition 2 – Posséder et utiliser les connaissances et les habiletés relevant de la pratique sage-femme qui favorisent le déroulement normal et physiologique de l'accouchement et de l'allaitement

Condition 3 – Informer la femme en travail des avantages du soutien continu durant l'accouchement et appuyer son droit à recevoir un tel soutien de personnes de son choix

Condition 4 – Offrir des méthodes non pharmacologiques de soulagement de la douleur et de confort pendant le travail, en expliquant comment ces méthodes peuvent faciliter le déroulement d'un accouchement normal

Condition 5 – Dispenser des soins fondés sur des données scientifiques probantes, soins dont on a démontré qu'ils sont bénéfiques

Condition 6 – Éviter, lors d'un accouchement normal, d'avoir recours de manière fréquente ou routinière à des pratiques de soins pouvant s'avérer nocives et sans fondement scientifique.

Condition 7 – Prendre des mesures pour améliorer le bien-être des femmes et des mesures de prévention des urgences et de la maladie

Condition 8 – Assurer l'accès à des traitements d'urgence spécialisés fondés sur des données scientifiques probantes

Condition 9 – Fournir un continuum de soins dispensés par l'ensemble des professionnels de la santé, les organismes et les établissements incluant ceux qui interviennent lors d'un accouchement hors structure hospitalière

Condition 10 – Viser à se conformer aux dix conditions pour le succès de l'allaitement maternel de l'Initiative Hôpitaux amis des bébés (IHAB)

Depuis 2008 donc, les membres du conseil d'administration de l'IMBCO, dont je fais partie – un organisme à but non lucratif qui ne reçut de minces subventions que les toutes premières années de son fonctionnementx – ont travaillé à recevoir des candidatures d'établissements – des hôpitaux ou des maisons de naissances – désireux d'implanter l'IMBCI. Un « réseau IMBCI » s'est créé, et dans plusieurs pays des personnes soucieuses de changer les pratiques obstétricales travaillent, la plupart du temps bénévolement, à implanter cette inspirante et essentielle initiative. Un exemple d'initiative dont le moteur n'est pas l'argent mais la passion, les convictions et… la science. Et au Québec, probablement le premier hôpital au monde vient de l'implanter !

À suivre… dans ma prochaine chronique qui sera publiée le 14 mai dans le webzine Covivia no 9.

Hélène Vadeboncoeur, Ph.D

Hélène VadeboncoeurChercheure en périnatalité
Auteure de Une autre césarienne ou un AVAC ? S’informer pour mieux décider (3e édition, FIDES, 2012) et de Birthing Normally After A Cesarean or Two – A Guide for Pregnant Women (Fresh Heart Publishing, 2011)
www.helenevadeboncoeur.com
Membre du c.a. de l’Organisation internationale pour la naissance MèrEnfant (IMBCO)
Membre du comité aviseur de la charte Le respect dans les soins de maternité : Les droits universels des femmes pendant la période périnatale (Alliance du Ruban blanc pour une maternité sans risque)


i – Ce texte comprend deux parties : celle-ci porte sur l'IMBCI et sa genèse, et la seconde – qui paraîtra dans le prochain Covivia – porte sur son implantation dans un hôpital québécois et... par des sages-femmes dans un pays parmi les plus pauvres de la planète, les Philippines, lors des inondations catastrophiques de 2013.

ii – Voir le site www.imbci.org

iii – L'Initiative Amis des bébés fut créée par l'OMS au début des années 90 afin de favoriser et soutenir l'allaitement en centre hospitalier. Un processus d'évaluation rigoureux est lié à l'obtention du label.

iv – Ce comité de l'ASPQ était formé d'acteurs-clés préoccupés par la situation en obstétrique et soucieux de faire bouger les choses. Malheureusement, en 2010, le comité a été dissous et l'excellente chargée de projet, Catherine Chouinard, a quitté, le MSSS choisissant hélas de ne plus financer les projets de péri.

v – Vous trouverez un article sur l'Initiative Amis des mères dans Le Périscoop de l'ASPQ.

vi –  CIMS fut fondé en 1996 aux États-Unis, et comprend actuellement une cinquantaine d'organisations du domaine de la naissance, et environ 100 000 membres individuels.

vii – Les participant-e-s travaillaient pour : OMS, UNICEF, la United States Agency for International Development (USAID), CIMS, Childbirth Connection, Lamaze International, DONA International, La Leche League International, Wellstart International, WABA, the International Lactation Consultant Association (ILCA), International Confederation of Midwives, the International Council of Nurses (ICN), the International Pediatric Association (IPA), et JHPIEGO.

viii – Sondage réalisé par le Center for Women's Health Research de la North Carolina University. Voir dans Le Périscoop de l'ASPQ, un article sur ce sondage.

ix – Robbie Davis-Floyd est une sommité internationale. Elle a écrit de nombreux ouvrages sur la naissance, le premier étant l'aboutissement de sa thèse de doctorat : Birth as an American Rite of Passage.

x – Mais l'IMBCO a franchi les premières étapes du statut d'ONG consultante pour les Nations-Unies. Il ne reste qu'une étape à franchir, cette année.

Thématiques : Famille, Femme, Maternité, Société



Comment ressentir les vibrations d'un lieu
    

Un lieu géographique est davantage qu'une matière physique où l'on bâtit une maison ou dont l'on exploite les sous-sols pour en retirer les matières premières. C'est une entité vivante où peut circuler de l'eau souterraine, où l'on trouve des zones de broyage entre différents types de sol, ou encore des courants telluriques, dont l'existence était bien connue des druides…

L'homme a toujours su entrer en contact avec ces énergies telluriques, avec ou sans instruments. Il existe plusieurs approches pour y arriver.

L'approche par le ressenti
La radiesthésie a été utilisée depuis des millénaires. On en retrouve les premières traces dès 13 500 av. JC au Togo1. L'Égypte ancienne faisait usage de boules de bois trouées servant de pendule. Ces connaissances furent transmises à travers le temps jusqu'au 12e siecle, avant que sourcellerie et sorcellerie ne soient confondues par les autorités religieuses de l'époque2.

Ce savoir a su traverser les périodes d'obscurantisme et resurgir en ce début de 21e siècle. Différentes écoles de pensées sont apparues dans ce domaine:

- La radiesthésie mentale : on utilise la baguette de sourcier, le pendule, les rad-masters (baguettes en L). La convention mentale est très importante : on doit se donner une convention de lecture avec des phrases claires et précises. Par exemple, si je cherche une faille avec ma baguette de sourcier, je programme ma recherche en disant : « Je veux être extrêmement sensible aux failles », afin que ma baguette réagisse uniquement aux failles rencontrées.

- La radiesthésie physique : on fait usage de baguettes de sourcier, graduées suivant le phénomène recherché, ou de l'antenne de Lecher avec son échelle graduée. Aucune convention mentale n'est requise pour obtenir la mesure, l'appareil s'en charge.

- La mesure par le biochamp humain : le corps est entouré d'une enveloppe énergétique (mesurable par la photo Kirlian). Suivant le lieu où se trouve la personne, son corps énergétique est en contraction ou en expansion. Par exemple, sur une zone de broyage d'une faille, le corps se contracte pour lutter contre les radiations3.

L'approche scientifique
Durant les années 60, le physicien Yves Rocard (1903-1992, père de l'ancien premier ministre français Michel Rocard) fut le premier scientifique à vouloir démontrer le phénomène de la radiesthésie. Il découvrit que les lieux traversés par des courants d'eau, des failles, etc., émettaient des perturbations magnétiques et que l'homme y était sensible, grâce aux cristaux de magnétite. Ce minéral ferrimagnétique se retrouve en différents endroits de notre corps : arcades sourcilières, nuque, coudes, bas du dos, genoux, talons, gros orteils et neurones.

Depuis quelques années, on trouve sur le marché des appareils assez sensibles pour mesurer les champs magnétiques terrestres et détecter les phénomènes qui y sont rattachés. Or ces appareils très dispendieux n'offrent pas encore toutes les perspectives de recherche des vibrations d'un lieu effectuée à l'aide des baguettes, du pendule ou d'autres instruments de radiesthésie. Cette recherche peut même être faite à distance sur une carte à l'aide du pendule et des abaques (cadrans à plusieurs choix possibles). Cette approche ne tient pas entièrement compte de la théorie sur la magnétite préconisée par le professeur Yves Rocard. D'autres paramètres sont encore à découvrir pour savoir comment l'on eut détecter ces informations à distance.

Perspectives des recherches actuelles
Certaines pistes commencent à apparaître grâce à des scientifiques audacieux. Les précurseurs André de Bélizal et Léon Chaumery, deux physiciens français du début du 20e siècle, ont orienté leurs recherches vers la physique micro-vibratoire en lien avec la radiesthésie. Ils ont découvert que tout objet émet une onde de forme et que selon sa spécificité et sa particularité, celle-ci influe sur le corps énergétique de l'homme4. En 1957, Stanilas Bignan, radiesthésiste, a en effet observé que les corps absorbent ou admettent une certaine longueur d'onde et qu'ils renvoient ou émettent une partie de l'énergie ainsi reçue. Il inventa des condensateurs cosmiques qui auraient permis de faire pousser des carottes géantes, de faire fonctionner en permanence des lampes fluorescentes, ou de guérir des cancéreux (il fut d'ailleurs poursuivi pour pratique illégale de la médecine). Ces travaux ont par la suite servi de base pour la technologie des biodynamiseurs d'eau5.

Les objets reçoivent donc une énergie du cosmos et la retransmettent sous une certaine fréquence suivant leur forme, leur composition, etc. Ceci rejoint les travaux sur les émissions de formes réalisés par de Bélizal et Chaumery qui ont grandement inspiré Ibrahim Karim, l'architecte montréalais d'origine égyptienne qui a inventé la biogéométrie. (biogeo_mars_2012.pdf)

neutrinoEn 2013, ces travaux ont été approfondis par le docteur en physique Laurent Souriau, dont les expériences ont démontré l'action des ondes de forme sur la matière6 : en utilisant un émetteur d'ondes de forme, il a réussi à rendre magnétique un métal qui ne l'est pas en temps normal. Son hypothèse est basée sur les champs H1, H2 et H3 d'Émile Pinel, docteur en physique et mathématiques. De manière très simplifiée, le champ H1, un champ magnétique (monde physique), reçoit des informations du champ H2, un champ immatériel et doté de mémoire, par l'intermédiaire du champ H3, un champ de transmission qui change en permanence suivant l'information qu'il capte des neutrinos. Le neutrino est une particule élémentaire engendrée par des cataclysmes cosmiques et il serait porteur de cette information provenant du champ H2 (monde informationnel ou spirituel). Le champ H3 se retrouverait dans toutes les formes, ce qui rejoindrait les observations de Stanilas Bignan.

Les recherches de Laurent Souriau démontrent que les neutrinos sont chargés en un monopôle magnétique, soit une charge ponctuelle non polarisée (les aimants ont deux pôles), laquelle est capturée par l'émetteur d'ondes de forme. Si l'on extrapole dans ce sens, notre corps serait doté d'un champ H3 et, suivant notre question en provenance du champ H2 informationnel, il serait bombardé de neutrinos porteurs d'informations. Les neutrinos sont polarisés magnétiquement et informeraient notre corps énergétique jusqu'aux cristaux de magnétite (champ H1), créant ainsi un réflexe physique involontaire et le mouvement des baguettes ou du pendule.

Comment mesurer les vibrations d'un lieu sur place ou à distance
Grâce à ces différentes explications, on peut facilement déduire que l'instrument de mesure n'est pas le pendule ou les rad-masters, lesquels ne sont que des extensions de notre corps énergétique, mais bien notre corps dans sa globalité. L'organisme humain est l'instrument le plus high tech que je connaisse… Les outils (pendules, etc.) sont toujours appréciables pour effectuer des recherches même si parfois notre corps nous parle directement. Dans ce cas cependant, il faut savoir le reconnaître et identifier nos propres codes, c'est personnel à chacun. Si l'on utilise des outils comme le pendule ou les rad-master, il faut définir une convention mentale qui sera une échelle de mesure appliquée à notre corps par le cerveau, régulateur principal qui filtrera les bonnes informations.

Par exemple, si j'utilise des rad-masters, je vais demander que les baguettes partent vers la gauche quand je rencontre un courant d'eau souterrain. Et cela fonctionne! C'est l'investigateur lui-même qui limite les mesures et l'exactitude de ce qu'il trouve. Comme l'a démontré l'architecte suisse Stéphane Cardinaux (www.geniedulieu.ch), le risque de l'utilisation des outils est que les mesures sont relatives à l'opérateur et à son état intérieur du moment. Lors des lectures avec des instruments, les clefs principales sont :

  • Le lâcher prise
  • Faire taire son mental
  • Se mettre au neutre (aucun lien émotionnel ou autre par rapport à l'étude)
  • L'enracinement (avoir les pieds sur terre)
  • La bonne forme physique
  • L'humilité
  • Le désir d'aider son prochain

Ce qui peut nuire et fausser le résultat :

  • Un mental qui jacasse en permanence
  • Ses propres doutes
  • Ses préjugés
  • Ses attentes (conscientes et inconscientes)
  • Se faire « parasiter » par l'environnement (lieu et personnes aux alentours)
  • L'orgueil, etc.

Lors de nos lectures, nous devenons seulement des récepteurs de l'information en provenance du monde informationnel. Il existe une littérature assez abondante pour définir vos conventions dans l'utilisation des différents outils. Mais n'oubliez pas : ce n'est pas l'instrument qui mesure, c'est vous. Utiliser le ressenti, c'est comme (ré)apprendre à marcher, cela se travaille. Vous pouvez commencer avec les outils comme support et par la suite vérifier avec vos mains (ou votre corps) ce que vous ressentez; c'est un bon moyen de trouver vos codes. Par exemple, lorsque l'on se trouve au-dessus d'un courant d'eau, on peut ressentir du froid dans les mains. Différents livres expliquent comment travailler avec son biochamp7 et améliorer son ressenti. L'important est de savoir que toutes les méthodes sont bonnes, aucune n'est supérieure à l'autre; je dirais même qu'elles sont complémentaires. Aucune personne n'est supérieure à une autre selon qu'elle utilise uniquement ses mains ou un appareil. Ce que j'ai appris dans ce monde subtil, c'est que chaque expérience de lecture d'un lieu est unique et que rien n'est jamais acquis; l'étude d'un lieu s'apprend surtout sur le terrain.

Géobiologue diplômé en physique, Benoit Tramblay a fondé l'École de la Terre.

Références

1. Sourciers et science traditionnelle, Adolphe Landspurg, Éditions Trédaniel
2. ABC de la Radiesthesie, Jean-Louis Crozier et Jacques Mandorla, Édition Grancher
3. Géométries sacrées 1, Stéphane Cardinaux, Éditions Trajectoire
4. Introduction à la physique radhiestésique et micro-vibratoire, A. de Bélizal et P.A. Morel, Éditions Servranx
5. La cire d'abeille, une radio cosmique ?, Benoit Tramblay, Éditions Lulu
6. Les ondes de forme vues par un physicien, Laurent Souriau, Édition Servranx
7. Géométries sacrées 1, Stéphane Cardinaux, Éditions Trajectoire


À propos de l'auteur ()

Benoît TramblayGéobiologue et naturothérapeute, Benoît Tramblay détient une formation universitaire en physique. Formé en gébiologie en 1992 par Gilbert Fleck, auteur du livre Les Réseaux Géobiologiques, publié aux éditions Jouvence. M. Tramblay est fondateur et directeur de l'École de la Terre, offrant une formation professionnelle en géobiologie accréditée par plusieurs associations en naturopathie et naturothérapie.


Maison21eSiecleArticle publié précédemment dans le magazine québécois de la maison saine dont la mission est de promouvoir la construction et la rénovation saine, écologique et de qualité.

Thématiques : Géobiologie, Habitat



Suggestions de lectures
    
[sans texte]



Sur la toile
    

Le citron congelé

Incroyable force de guérison naturelle

CitronsComment pouvez-vous utiliser le citron entier sans pertes ?

C’est simple… Placer le citron dans le congélateur. Une fois que le citron est congelé, utiliser votre râpe et râper le citron entier (pas besoin de l’ éplucher) et le saupoudrer sur le dessus de vos aliments. Le goût de tous les aliments sera rehaussé de façon inattendue.

Quel est l’ avantage majeur de l’ utilisation du citron entier autre que pour prévenir les déchets et ajouter un nouveau goût à vos plats ?

Et bien, les zestes de citron contiennent jusqu’ à 5 à 10 fois plus de vitamines que le jus de citron lui-même.

Et oui, c’ est ce que vous auriez gaspillé.

[ Source ]


Renate Hiller «On Handwork»

I’m spinning wool with a stone spindle. This tool has been used probably for more than 30,000 years. And when we twist fibers into yarn we are actually creating a spiral. And the spiral is a cosmic gesture of creation.

When we look at our galaxy from outer space it is a spiral. And we find spirals in many, many places — in the plant world — on the back of our head we have a spiral. So, this is an activity that brings us closer to the cosmos, you could say. But at the same time we create something that is useful and beautiful because with the yarn that we have spun we can create sweaters, hats and mittens and scarves and so on.

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Principes de permaculture en montagne

La permaculture, c'est l'agriculture au peuple,
et la biodiversité comme outil pour créer l'abondance partout dans le monde.

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Unlocking a car with your Brain

Professor Roger Bowley unlocks his car from various distances,
using waves from his key, brain and a big bottle of water.

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Mise en garde de scientifiques contre le vaccin Gardasil

Une chercheuse de l'Université de la Colombie-Britannique, Lucija Tomljenovic, indique que le vaccin n'est pas plus efficace que les autres méthodes de prévention et qu'il comporte des risques. Elle affirme même que l'efficacité du vaccin sur la prévention du cancer du col de l'utérus reste à démontrer.

Mme Tomljenovic indique qu'il faut environ 15 à 20 ans avant que ce type de cancer se développe, alors que la plupart des études ont un recul de 6 à 7 ans au maximum.

Gardasil

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La justice autorise la catégorie «genre neutre» pour les personnes

La plus haute juridiction d'Australie a décidé mercredi 2 avril qu'une personne pouvait être reconnue légalement comme étant de "genre neutre", et non pas seulement comme de genre féminin ou masculin. La Haute cour "reconnaît qu'une personne peut être ni de sexe masculin ni de sexe féminin et autorise donc l'enregistrement d'une personne comme étant d'un genre non spécifique", selon un avis unanime de ses juges.

De genre «non spécifique»

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Volume 10, numéro 7 — Mercredi, 16 avril 2014
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