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Phytoestrogènes: oui ou non?

JeanYvesDionne

Phytoestrogènes: oui ou non?

Dans le domaine des suppléments alimentaires et de l’alimentation, il existe peu de sujets plus controversés que celui des phytoestrogènes. Chacun y va de sa théorie: l’un dira qu’ils aident à prévenir certains cancers; l’autre qu’ils aggravent, voire causent le cancer. Cet article a pour objectif de faire la lumière sur les diverses allégations et théories qui circulent au sujet des phytoestrogènes en se basant sur ce qui est actuellement démontré.

Qu’est-ce que c’est?

Les phytoestrogènes sont une série de molécules d’origine végétale (phyto) ayant plus ou moins d’affinité avec les récepteurs œstrogéniques du corps humain. Ces molécules sont omniprésentes dans le monde végétal. Elles suscitent l’intérêt des médias depuis que les femmes cherchent des alternatives aux hormones de synthèse et, surtout, depuis que des données épidémiologiques ont fait le lien entre la consommation de soya et la quasi-absence de symptômes de ménopause chez les femmes asiatiques, principalement au Japon.

Sources de phytoestrogènes

Les études scientifiques ont principalement porté sur le soya, mais la plupart des légumineuses contiennent des phytoestrogènes. Voici quelques aliments ou plantes sources de phytoestrogènes.(1)

  • Soya (Glycine max)
  • Trèfle rouge (Trifolium pratense)
  • Graine de lin (Linum usitatissimum)
  • Actée à grappe noire (Actea racemosa)
  • Houblon (Humulus lupulus)
  • Achillée millefeuille (Achillea millefolium)
  • Carotte (Daucus carota)

L’impact œstrogénique des divers aliments sur la santé est fonction de plusieurs facteurs :

  • La puissance œstrogénique des molécules
  • La concentration de celles-ci
  • La synergie possible entre ces diverses molécules
  • La quantité de l’aliment consommé
  • La synergie possible de plusieurs aliments ou plantes médicinales
  • Le métabolisme et la flore intestinal de la personne

Tous ces facteurs peuvent expliquer la très grande variabilité d’effets des phytoestrogènes sur la personne. D’ailleurs, une bonne partie de la documentation controversée provient d’études in vitro (en milieu artificiel comme une éprouvette) effectuées sur une molécule isolée et non sur l’aliment complet.

Indications

Les bénéfices du soya alimentaire sont multiples. Il est utilisé pour soulager la ménopause, diminuer les facteurs de risque des maladies cardiaques ainsi que pour prévenir l’ostéoporose et certaines formes de cancer.

Ménopause

Soya

L’indication la plus populaire et la plus publicisée du soya est certes la diminution des symptômes reliés à la ménopause. Par contre, la ménopause n’est pas l’indication la mieux documentée. L’efficacité du soya à soulager les symptômes de ménopause est encore controversée.

Nous savons cependant que les suppléments riches en isoflavones (des phytoestrogènes que l’on retrouve entre autres dans le soya) sont plus efficaces pour les symptômes (bouffées de chaleur), alors que les aliments complets sont plus efficaces dans la prévention des complications (ostéoporose, cardiovasculaire).(2)

Trèfle rouge

Le trèfle rouge contient les mêmes isoflavones que le soya. Des études cliniques montrent un effet de réduction des symptômes de ménopause (3,4), une amélioration de la santé vaginale (5) et une réduction des symptômes d’anxiété et de dépression (6). De plus, le trèfle rouge serait bien toléré chez des femmes ayant eu un cancer du sein.(7)

Interaction entre phytoestrogènes et estrogènes?

Plusieurs auteurs mentionnent une interaction potentielle entre les isoflavones et les estrogènes. Selon ces auteurs, les isoflavones pourraient provoquer une augmentation excessive de l’effet estrogénique. Cette interaction théorique ne semble pas valide puisque le phytoestrogène le plus puissant (la génistéine) possède, en réalité, 0,1% de la puissance de l’estradiol.(8)

Ostéoporose

La consommation régulière de soya semble être associée à une densité osseuse accrue dans la hanche et la colonne vertébrale. Cette augmentation n’est toutefois notée que chez les femmes en période de post-ménopause et non en pré-ménopause.(9) Le soya semble également prévenir la résorption osseuse.(10)

Cardiovasculaire

L’indication la plus étayée pour le soya et les légumineuses est la prévention et le contrôle des facteurs de risque de la maladie cardiaque. La grande majorité des données cliniques démontrent un effet de réduction du cholestérol total et du cholestérol LDL (mauvais cholestérol) et d’augmentation du cholestérol HDL (bon cholestérol). Ces résultats proviennent d’études cliniques effectuées tant sur des hommes que des femmes.(11-13)

Soya et hommes

Un clin d’œil aux mâles de notre société est utile pour mieux comprendre les effets de la consommation de soya. En effet, si les phytoestrogènes étaient bel et bien des œstrogènes au même titre que l’estradiol, leurs effets sur les hormones et la fertilité des hommes seraient fort redoutables. Cependant, la consommation de soya ne semble pas causer d’effet néfaste chez les hommes. Dans une étude, aucun effet négatif n’a été rapporté, ni sur les taux d’hormones, ni sur la qualité du liquide séminal, malgré des doses élevées (jusqu’à 70mg d’isoflavones de soya par jour).(14)

Au niveau épidémiologique, les Japonais souffrent moins du cancer de la prostate que les Nord-Américains. La prévalence par 100,000 hommes est de 24,8 pour les Canadiens, 27,5 pour les Américains et seulement 7 pour les Japonais.(15) Une fois encore, le soya est mis en cause. Il aurait un effet chémoprotecteur via une activité hormonale (16) et il inhiberait partiellement l’enzyme qui transforme la testostérone en une hormone plus puissante (la dihydrotestostérone ou DHT) au niveau des cellules de la prostate (17).

Cancer

Le point focal de la controverse entourant les phytoestrogènes est bien la sécurité de ces produits chez les personnes avec un historique de cancer. Une question revient constamment : le soya peut-il accroitre le risque de cancer du sein ?

Le soya et ses isoflavones ne sont pas contrindiqués en cancer.(18) D’ailleurs, la consommation de 65 à 132 mg d’isoflavones de soya augmente la concentration d’un métabolite protecteur contre le cancer (le 2-hydroxyestrone).(19)

À ce jour, la très grande majorité des études épidémiologiques et cliniques démontrent que la consommation de soya a un effet préventif sur le cancer, notamment sur les cancers du sein et du côlon. L’effet préventif du soya se manifeste avant la ménopause. Aucune étude n’a démontré d’effet préventif notable après la ménopause.(20, 21)

La consommation de soya alimentaire semble réduire le taux d’hormones circulantes, ce qui pourrait expliquer pourquoi le soya alimentaire aurait un effet préventif du cancer plus marqué chez les femmes pré-ménopausées que chez les femmes post-ménopausées. Cet effet serait attribuable aux isoflavones ainsi qu’à d’autres composés du soya, comme les fibres et les protéines.(22) Effectivement, le soya alimentaire est beaucoup plus complexe que la somme de ses isoflavones isolées.(23)

Il faut noter au passage que la consommation moyenne de soya chez les femmes nord-américaines correspond à environ 3 mg par jour d’isoflavones alors qu’elle se situe entre 15 et 30 mg par jour chez les femmes asiatiques. Ceci étant dit, l’étude Bay Area Breast Cancer Study n’a pas trouvé de lien entre la consommation de soya et une augmentation de l’incidence de cancer du sein chez les femmes californiennes.(24) Dans la même région, des chercheurs ont montré un lien entre la consommation de soya et la diminution du risque de cancer de la thyroïde.(25)

D’autres chercheurs ont orienté leur travail sur les cancers du tractus urinaire. Dans ces cas, le soya semble avoir un effet préventif en augmentant l’apoptose (mort programmée des cellules) et en altérant l’angiogenèse (processus de formation des vaisseaux sanguins).(26,27)

Mécanisme d’action des isoflavones

Plusieurs mécanismes d’action possibles peuvent expliquer les effets des isoflavones. Il est important de noter que beaucoup d’études ont porté sur la consommation d’aliments à base de soya plutôt que sur des isoflavones purifiées. Les mécanismes d’action comprennent :

  • Inhibition de l’enzyme protéine tyrosine kinase (PTK)
  • Liaison avec les récepteurs à œstrogène (16)
  • Inhibition de production de radicaux libres d’oxygène (28)
  • Induction de l’apoptose par bris des segments d’ADN (16)
  • Inhibition de l’angiogénèse (29)
  • Modulation des protéines transporteuses de stéroïdes (sex steroid binding protein) (30)
  • Inhibition de l’enzyme 5-alpha-réductase (17)
  • Inhibition de la sulfatation par la phenolsulfotransferase (PST) de forme P (31)
  • Inhibition de la formation de thrombine et de l’activation des plaquettes (32)
  • Augmentation de l’activité des récepteurs à LDL (33)

Graine de lin

La documentation scientifique sur la graine de lin est nettement moins abondante que celle sur le soya.

La graine de lin ne contient pas les mêmes phytoestrogènes que le soya. Ses lignanes ont des effets bénéfiques sur le métabolisme hormonal et diminuent le risque de cancers hormonodépendants.(34) La graine de lin est également utile en prévention des maladies cardiovasculaires et du syndrome métabolique (diabète, etc.). De plus, le lin fournit des acides gras essentiels de type omégas 3 et des fibres solubles. La consommation de graine de lin moulue améliore par ailleurs le profil lipidique.(35) Il est également bon de savoir que ses effets bénéfiques ne sont pas altérés par la cuisson dans les aliments comme le pain.(36) En bref, la graine de lin est un aliment intéressant comme préventif du cancer et de la maladie cardiaque.

Conclusion

Quoique les études aient surtout porté sur le soya et ses isoflavones, les phytoestrogènes se retrouvent dans plusieurs aliments. Les bénéfices des aliments contenant ces molécules sont indéniables et aucun risque pour la santé n’a été démontré. De plus, une méta-analyse regroupant de nombreuses études cliniques arrive à la conclusion que les phytoestrogènes n’aggravent pas les cancers hormonodépendants.(37)

Lisez aussi :

Références:

  1. Phytochemical Database, USDA – ARS – NGRL, Beltsville Agricultural Research Center, Beltsville, Maryland (accès fév. 2002) James A. Duke
  2. North American Menopause Society. The role of soy isoflavones in menopausal health: report of The North American Menopause Society/Wulf H. Utian Translational Science Symposium in Chicago, IL (October 2010). Menopause. 2011 Jul;18(7):732-53. doi: 10.1097/gme.0b013e31821fc8e0. PubMed PMID: 21685820. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21685820
  3. Lipovac M, Chedraui P, Gruenhut C, et al. The effect of red clover isoflavone supplementation over vasomotor and menopausal symptoms in postmenopausal women. Gynecol Endocrinol. 2012 Mar;28(3):203-7. doi: 10.3109/09513590.2011.593671. PubMed PMID: 21870906. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21870906
  4. Shakeri F, Taavoni S, Goushegir A, Haghani H. Effectiveness of red clover in alleviating menopausal symptoms: a 12-week randomized, controlled trial. Climacteric. 2015 Aug;18(4):568-73. doi: 10.3109/13697137.2014.999660. PubMed PMID: 25581426. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25581426
  5. Chedraui P, Hidalgo L, San Miguel G, et al. Red clover extract (MF11RCE) supplementation and postmenopausal vaginal and sexual health. Int J Gynaecol Obstet. 2006 Dec;95(3):296-7. PubMed PMID: 17007858. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17007858
  6. Lipovac M, Chedraui P, Gruenhut C, et al. Improvement of postmenopausal depressive and anxiety symptoms after treatment with isoflavones derived from red clover extracts. Maturitas. 2010 Mar;65(3):258-61. doi: 10.1016/j.maturitas.2009.10.014. PubMed PMID: 19948385. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19948385
  7. Powles TJ, Howell A, Evans DG, et al. Red clover isoflavones are safe and well tolerated in women with a family history of breast cancer. Menopause 2008 Mar;14(1):6-12. doi: 10.1258/mi.2007.007033. PubMed PMID: 18380954. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18380954
  8. Knight DC, Eden JA. A review of the clinical effect of phytoestrogens. Obstet Gynecol. 1996;87:897-904.
  9. Mei J, Yeung SS, Kung AW. High dietary phytoestrogen intake is associated with higher bone mineral density in postmenopausal but not premenopausal women. J Clin Endocrinol Metab 2001 Nov;86(11):5217-21.
  10. Viereck V, Grundker C, Blaschke S et al. Phytoestrogen genistein stimulates the production of osteoprotegerin by human trabecular osteoblasts. J Cell Biochem2002;84(4):725-735.
  11. Scheiber MD, Liu JH, Subbiah MT et al. Dietary inclusion of whole soy foods results in significant reductions in clinical risk factors for osteoporosis and cardiovascular disease in normal postmenopausal women. Menopause 2001 Sep-Oct;8(5):384-92.
  12. de Kleijn MJ, van Der Schouw YT, Wilson PW et al. Dietary Intake of Phytoestrogens Is Associated with a Favorable Metabolic Cardiovascular Risk Profile in Postmenopausal U.S. Women: The Framingham Study. J Nutr 2002 Feb;132(2):276-282.
  13. Anderson JW, Johnstone BM, Cook-Newell ME. Meta-analysis of the effects of soy protein intake on serum lipids. N Engl J Med. 1995; 333:276-82.
  14. Kurzer MS. Hormonal effects of soy in premenopausal women and men. J Nutr2002 Mar;132(3):570S-3S.
  15. cancer.org (accès juin 2002)
  16. Barnes S, Peterson TG, Coward L. Rationale for the use of genistein-containing soy matrices in chemoprevention trials for breast and prostate cancer. J Cell Biochem Suppl 1995;22:181-187.
  17. Evans BA, Griffiths K, Morton MS. Inhibition of 5 alpha-reductase in genital skin fibroblasts and prostate tissue by dietary lignans and isoflavonoids. J Endocrinol1995;147:295-302.
  18. Fritz H, Seely D, Flower G, et al. Soy, red clover, and isoflavones and breast cancer: a systematic review. PLoS One. 2013 Nov 28;8(11):e81968. doi: 10.1371/journal.pone.0081968. eCollection 2013. Review. PubMed PMID: 24312387; PubMed Central PMCID: PMC3842968. http://dx.plos.org/10.1371/journal.pone.0081968
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  37. Tempfer CB, Froese G, Heinze G, et al. Side effects of phytoestrogens: a meta-analysis of randomized trials. Am J Med. 2009 Oct;122(10):939-46. PMID: 19786161. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19786161

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Volume 12, numéro 17 — Mardi, 1er novembre 2016
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